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05 mars 2011

Quartier Maumarin, vitrine urbaine du nouveau Le Crès

A entendre Monsieur Bonnal, responsable de l'opération, c'est la réussite incontestée de la nouvelle politique cressoise en matière d'urbanisation.
Prenons un peu de recul et demandons à un nouvel habitant de la ZAC (un "moustique" cressois pour les initiés) de réaliser un bilan moins biaisé et du coup moins consensuel.

 

Capture d’écran 2011-03-06 à 19.38.00.jpgGGGL au Crès : un lotisseur en situation de monopole qui a imposé :
- Une prestation de qualité médiocre 
Pas d'enrochement pour stabiliser les berges des canivaux,
Des problèmes de résurgences (sources) non traitées en limite nord de garrigue,
Un aménagement des voiries a minima qui ne prévoit ni réseau pluvial pour raccordement individuel, ni double réseau d'eau en prévision de l'arrivée de l'eau du bas-rhône.

 

- Un cahier des charges contraignant qui entraîne surcoût et désagréments pour les propriétaires
Les architectes coordinateurs qui l'ont rédigé ont privilégié au nom de notre cadre de vie, l'esthétique général du lotissement à la qualité de cohabitation des habitants. Enumérons sans pouvoir prétendre à l'exhaustivité quelques aberrations criantes :
1) choix d'implantation : villas obligatoirement mitoyennes, alignés parallèlement aux voiries
effet ZUP garanti, qui favorise la création de couloirs de vent
2) style provençal prohibé (logique !, j'allais dire vulgaire ...)
3) bande de 1m à rétrocéder pour créer de faux espaces verts non municipaux.
"bonne idée" mais dans la pratique, dommage que les décideurs ne soient pas les payeurs
4) béton balayé devant le garage et pergola en bois du Crès obligatoire.
Pour l'anecdote, à l'urbanisme, en matière de conformité, la priorité était donnée à ces éléments disons de "confort", plus qu'au bâtiment lui-même et comble absolu : la mairie donnait un avis qui était par la suite visé par le lotisseur, seul habilité à libérer la caution bloquée de 2000 euros déposée chez le notaire au moment de l'achat.

 

- Des opérations immobilières collectives qui se rajoutent par la suite et dont les travaux s'éternisent, détruisant les voiries et modifiant l'environnement proche
avec son lot de surprises comme le nombre insuffisant de places de parking proposé aux habitants des nouveaux immeubles, ce qui entraîne l'invasion anarchique des espaces par les voitures.

 

- Et le meilleur pour la fin, un emplacement de choix sous les vents de l'usine de bitume ASTEN ou de la Z.I. de Vendargues.

Et j'en oublie, c'est sûr !
Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

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