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28 avril 2012

Au 2e tour, faut-il "prendre parti" ?

parti politique

Lors de ce 1er tour pour la Présidentielle 2012, plus de 20 millions d'électeurs ont encore soutenu l'éternel couple présidentiable (comprenez PS/UMP), ce qui représente 55,71 % des votes exprimés. Une majorité trop facilement acquise...


Quelque soit les résultats sortants des uns et des autres, les programmes proposés et la valeur des candidats, force est de constater que les grands partis obtiennent toujours mécaniquement les suffrages suffisants qui leur permettent une élection au pire par alternance mais sans surprise ni grand risque.

Ne trouvez-vous pas une curieuse homogénéité nationale des résultats ? Pouvez-vous seulement percevoir le pouvoir d'influence médiatique et vous en prémunir consciemment ? La télévision ? Les commentaires avisés ou pas des journalistes ? Les promesses sans lendemain des candidats ? Les affiches électorales qui polluent notre environnement en toute illégalité ? Le matraquage et l'inutilité des sondages ?

Observons en détail la réalité des partis politiques

Savez-vous, malgré l'absence de transparence sur ce sujet, que les partis politiques au total sont constitués de 750 000 personnes encartées environ pour 45 millions d'électeurs tout de même. Wouaah, quel pouvoir ?! Quelle représentativité citoyenne cela leur confère-t-il sachant qu'il faut déduire de ces militants les 650 000 élus eux-mêmes encartés ? 

Pour autant, le jour de l'élection et tout spécialement lors du 2e tour, vous êtes contraint à "prendre parti" au sens premier du terme, non ? N'est-ce pas une atteinte à la liberté d'opinion ? Personnellement, je suis sans obédience ni politique, ni religieuse, au mieux, parfois un sympathisant très critique de l'un et l'autre. Pourquoi l'athéisme politique n'aurait-il pas sa juste place surtout lors d'une présidentielle ? 

Posons-nous des questions gentiment subversives, s'il vous plait

D'où vient cette omniprésence des partis politiques ? Le citoyen en a-t-il seulement besoin en vérité ? Ces groupes ne constituent-ils pas un danger réel pour la démocratie ? Ne voyez-vous pas par exemple que les partis politiques affaiblissent également le peuple en le divisant sur des sujets d'idéologies ou de croyances souvent obscures ou dépassées. Ne dit-on pas d'ailleurs : Diviser pour mieux régner. Pouvez-vous voir cette difficulté insurmontable qu'ils dressent ainsi comme un rempart à l'unification d'un peuple souverain.

D'où vient le pouvoir de nos grands partis nationaux ? Quel est le rôle exact de l'argent dans ces réseaux d'influence ? Ont-ils besoin de soutiens financiers pour exister ? Gardent-ils leur indépendance ou sont-ils redevables à des lobbies économiques ou des spéculateurs ? Sans aller plus loin, ne voyez-vous pas, par ces simples évocations, toute l'hypocrisie et la faille du système.

La dette : l'ennemi à abattre ou un nouvel ami pour la vie 

Regardez ce fait troublant : tout le monde fustige depuis peu la dette, soit. D'ailleurs les mêmes qui l'ensencaient récemment comme un modèle vertueux de performance et de gestion optimale pour la Nation. Mais, depuis cette prise de conscience nouvelle, qu'avons-nous fait pour enrayer d'urgence cette mécanique ?

La dette est critiquée soit, la belle affaire... Mais, austérité pour austérité, qu'attendons-nous pour la rembourser au moins partiellement ! Solder cette dette est-il seulement la volonté partagée, l'engagement annoncé et l'objectif pour demain ? La cause réelle qui l'a produite n'est jamais évoquée ou remise en question ? A croire que nous sommes condamnés à vivre avec un "nouvel ami qui fait peur" : après le chômage, voici la dette !

Le citoyen finira par se réveiller... car prévoir l'avenir financier est un jeu d'enfant en vérité... 

"Mais c'est encore au pied du mur, qu'on voit le mieux le mur."

En effet, la réalité, écoutez bien, est que l'économie mondialisée ultra-libérale est devenue simplement folle et incontrôlable ! Le FMI d'ailleurs, clin d'oeil de l'Histoire, n'est pas pour rien dans cette démence. Quelle ironie cynique, non ? Avec notre épisode DSK bien-sûr... La simple nature humaine des puissants (lobbies économiques et spéculateurs) associée au fait qu'ils agissent aujourd'hui sans limite fait que par chance, ils ne pourront s'entendre et se limiter (je parle, vous l'aurez compris, de l'inévitable cupidité et avidité de chacun, nous y compris). Le montant des dettes souveraines contractées et les intérêts à verser atteindront des records. Les crises mondiales se succéderont toujours plus violentes et rendront les pays exsangues. Jusqu'au jour où les peuples acculés, au pied du mur, descendront dans la rue !

Et ce jour-là, grâce à quelques porteurs d'alerte, la démocratie triomphera. L'élu redeviendra le servant car nous ne le laisserons plus écrire, lui-même et seul, les règles sensées limiter son propre pouvoir. Une assemblée constituante citoyenne honnête sera mise en place, probablement par tirage au sort. Cette assemblée modifiera les règles (entendez la constitution) en ajoutant quelques principes absents aujourd'hui qui garantiront seuls l'exercice d'une vraie démocratie durable (séparation des pouvoirs constituant et constitué, rotation des mandats, mise en place d'instances de contrôle citoyennes). Le citoyen sera alors véritablement au pouvoir, tout rentrera dans l'ordre et l'utopie démocratique deviendra réalité.

A observer l'accélération et l'amplification de tous les phénomènes, il y a, a priori, peu de temps à attendre, maintenant. Rendez-vous avant la Présidentielle 2017... pour solder le passif et couler le navire de la Ve République ! Le prochain président aura bien de la chance, de marquer, à ce point, l'Histoire ;)) Mais ce ne sera pas, non plus, une simple histoire de capitaine !!

N'oubliez pas : "Quand le sage montre le but, l'idiot regarde le doigt". Pensez-y !

PH

 

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